Bus

Dans les grandes villes, les compagnies sont généralement regroupées dans une même central de autobuses (ou central camionera), souvent excentrée. Il faut donc s'y rendre en taxi ou, moins cher mais moins pratique, en bus urbains. Ces gares routières sont généralement modernes et bien aménagées.
Ça se complique lorsque les compagnies possèdent leur propre terminal... ce qui n’est pas si rare. Entre les deux, il y a aussi des villes avec un terminal pour les bus de 1re classe et un autre pour les bus de 2de classe.

Bus de 2de classe : ouvent appelé servicio ordinario. Ce sont des bus de 45-50 places, généralement sans confort particulier et faisant plus d’arrêts que les bus de 1re classe (voir ci-après). Cependant, les meilleurs ont parfois la TV, des toilettes et même l’AC !

Bus de 1re classe : ou servicio ejecutivo. Moins de sièges, donc plus de place, et globalement un bon niveau de confort, avec TV, w-c, sièges inclinables, rideaux aux fenêtres, AC et même le wifi. De plus, ils font moins d’arrêts et sont donc plus rapides que les 2de classe. Plus cher, évidemment, mais pas tant que ça. Bref, pour les longs trajets ou les parcours de nuit, on vous les conseille vivement.

Bus de luxe (servicio de lujo) : le top ! Encore plus de place, TV individuelle, 2 w-c... et surtout des sièges (20-24 par bus) très larges et super inclinables. Le grand pied pour dormir !

- On a oublié de mentionner les bus locaux, dits guajoloteros - de guajolote, dindon - car on y voyageait autrefois (et encore parfois aujourd’hui !) entre cages à poulets, seaux remplis de poissons, sacs de cochonnaille... Le Mexique populaire quoi !

Vous pouvez consulter les sites web des principales compagnies, acheter vos billets en ligne, ou les appeler gratuitement (numéros « 01-800-... ») à l’intérieur du pays. Il existe des réductions. Enfin, pour les longues distances, comparez quand même avec les tarifs des compagnies aériennes à bas prix.

Voici les coordonnées des principales compagnies de bus qui desservent le territoire :

À noter : certains sites internet des compagnies de bus n’acceptent pas les paiements avec une carte bancaire étrangère. Impossible de réserver/acheter son billet en ligne. Dans ce cas, passer par une « plateforme » de réservation qui regroupe la majorité des compagnies de bus, par exemple : ticketbus.com.mx.

Le train

Il n'existe que 2 lignes, mais elles sont célèbres :

  • Guadalajara-Tequila : avec le Tequila Express.
  • Los Mochis - Chihuahua : c'est le fameux train Chihuahua al Pacífico qui traverse le magnifique Cañón del Cobre (canyon du Cuivre) et la sierra des Tarahumaras.

La location de voitures

Pratique, mais évidemment plus cher que le bus. Toutefois, si vous êtes trois ou quatre, la différence s'estompe. De même, à partir de six personnes, la location d’un minibus peut parfaitement être rentabilisée. L’essence n’est pas très chère (50 % de moins, environ, qu’en Europe).

Il est conseillé de louer à partir de la France, les prix étant plus intéressants qu’au Mexique. En général, les compagnies mexicaines ne louent pas de voiture aux moins de 25 ans, parfois 22 ans. La plupart exigent passeport, permis de conduire de plus d’un an (le permis national suffit) et carte de paiement internationale pour la caution. 
Vérifier soigneusement l’état général du véhicule avant le départ. Et bien se faire préciser la couverture de l’assurance (el seguro). L’état des routes (innombrables dos d’âne) et la configuration des rues dans les villes coloniales (trottoirs rehaussés) occasionnent facilement de petits dégâts à la carrosserie et au bas de caisse, sans compter les cailloux qui viennent étoiler le pare-brise de temps en temps. Les loueurs ne laissent parfois rien passer au retour, il peut donc être judicieux de prévoir le rachat de franchise à la signature du contrat.

Avec certaines agences, il est possible de laisser sa voiture dans une autre ville que celle du départ, mais cela entraîne des frais supplémentaires.

La conduite

Il y a des pays où la circulation automobile est pire qu’au Mexique, d’autres où elle est bien mieux régulée... C’est surtout le royaume du dos d’âne aussi appelés reductores de velocidad ou encore vibradores ! On en trouve un peu partout en travers des routes. Peu ou mal annoncés. Redoutables de nuit. Destinés à faire respecter les limites de vitesse, ils achèvent surtout les suspensions ! 
Nimporte qui conduit au Mexique, souvent sans permis ni assurance et dès l’âge de 14 ou 15 ans.

- Attention, les feux sont placés APRÈS les carrefours, comme aux États-Unis.
- Aux carrefours sans feu, il n'y a souvent ni stop ni priorité. On passe alors un par un, dans l'ordre d'arrivée.
- Les lignes blanches et panneaux sont peu respectés. Attention aux sens interdits qui ne sont presque JAMAIS signalés.
- Attention à l'utilisation du clignotant. En effet, si un camion ou un véhicule lent qui vous précède met son clignotant à gauche, cela peut signifier deux choses : qu’il va tourner à gauche ou que vous pouvez le doubler. À vous de deviner !
Stationnement : en ville, on trouve de nombreux parkings (estacionamientos), heureusement moins chers qu'en Europe. Ils sont indiqués par un « E ». Il vaut mieux les utiliser plutôt que de se garer dans la rue. D’abord, on ne sait jamais très bien si c’est autorisé ou non. Et ensuite, on n’est jamais sûr de retrouver son véhicule à cause des vols.

Dans les parkings, il faut souvent laisser sa voiture avec la clé de contact, et les gardiens la garent eux-mêmes. Dans ce cas, les Mexicains ne laissent aucun objet de valeur à l'intérieur. 
Le plus courant est de tomber sur un gars qui s'est approprié un bout de trottoir et qu'il « loue » moyennant une propina (5 à 10 pesos). En échange de quoi, il surveille votre véhicule.

Les abords des grandes villes : on quitte et on entre dans les grandes métropoles par une série de voies rapides à sens unique, qui parfois s'entrecroisent. Un vrai casse-tête. Les panneaux sont rares et souvent placés au dernier moment.

Quatre-voies et autoroutes (autopistas et carreteras de cuota) : elles sont diversement fréquentées : piétons, cyclistes, chiens errants... 
Attention aussi aux camions. Ils roulent comme des dingues.

Quant aux autoroutes à péage (con cuota) elles sont sacrément chères et donc moins fréquentées. Prévoir du cash pour le péage. Heureusement, elles sont souvent doublées par des nationales (carreteras libres).

Sur les routes à une voie, il est de coutume de se rabattre sur la bande d'arrêt d'urgence, ou le bas-côté, pour se laisser doubler. Attention cependant aux piétons qui marchent au bord de la route !

Conduite de nuit : déconseillée dans certaines régions peu fréquentées.

Le taxi

Le taxi est un moyen de transport pratique et économique. Il faut distinguer Mexico du reste du pays.

- En province, les taxis n'ont presque jamais de compteur. Or, comme vous serez souvent pris pour un gringo, et que normalement ça développe une inflation galopante, demandez le prix de la course et divisez-le au moins par deux. Le mieux est de se renseigner auparavant sur les tarifs en vigueur dans le coin, on peut alors se montrer beaucoup plus ferme pour négocier. Dans certaines villes, les taxis disposent d'une liste de tarifs fixés en fonction de la distance parcourue.

- À Mexico, les taxis ont un compteur.

- Pour éviter les arnaques, les terminaux des bus et les aéroports ont désormais tous une station de taxis intégrée. On achète son billet au comptoir à l'intérieur du terminal et on paie un prix fixe selon la longueur du parcours. Il est vivement conseillé de prendre ces taxis « officiels » plutôt que d'aller en chercher un dans la rue.

Le colectivo

Très pratique et économique, c’est le moyen de transport le plus répandu dans la périphérie des villes et les agglomérations, même s’il est peu utilisé par le touriste de passage... qui fréquente peu les périphéries en général. L’itinéraire est fixe et annoncé sur le pare-brise. Un simple signe de la main suffit à l’arrêter ; pour descendre, on presse la sonnette et il vous laisse au coin de rue suivant. On paie en montant. 
C’est le moyen de transport le plus intéressant sur les courtes distances... à condition de connaître un peu les quartiers où il circule.

L’auto-stop

L’auto-stop, pour des raisons d’insécurité, se pratique très peu au Mexique. Toutefois, on s’aventure à pedir un aventón (faire du stop) dans certains coins très spécifiques (qu’on vous indique dans le guide), pour de petits trajets, sans bagage et en prenant les précautions d’usage avant de monter.

L'avion

Les compagnies low-cost ont apporté permis une légère baisse des tarifs aériens, significative surtout pour les trajets entre villes de province. Cela dit, l'avion permet d'éviter de longs trajets monotones en bus et n'est parfois pas beaucoup plus cher, surtout en basse saison (il faut quand même ajouter les transferts entre l'aéroport et la ville).

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 15 Décembre 2016

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